En bref
- Résidence partagée entre un appartement haussmannien à Paris et une maison à la campagne, où la créatrice trouve calme et inspiration.
- Intérieur marqué par un jeu de rose, noir et blanc, des pièces chinées et des buffets années 40 transformés en éléments-signature.
- Quotidien centré autour d’une grande cuisine conviviale, d’un salon décoré avec soin et d’un dressing organisé en placards profonds.
- Collaboration maison : une capsule avec Maisons du Monde qui transpose son univers glamour au mobilier et petits objets.
- Idées pratico-pratiques : privilégier des placards jusqu’au plafond, jouer avec des textures (velours, taffetas), et choisir des couleurs comme le grège ou le bleu pétrole pour structurer l’espace.
| Lieu | Type d’habitation | Ambiance | Pièce favorite | Couleurs dominantes | Notes pratiques |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris (8e arr.) | Appartement haussmannien | Glamour revisité, noir & blanc, touches roses | Cuisine vaste avec cheminée | Rose, noir/blanc, grège | Placards profonds, balcon, collection d’objets |
| Maison à la campagne | Résidence secondaire | Calme, jardin, atmosphère propice à la création | Bureau-bibliothèque lumineux | Écru, terracotta, vert sauge | Terrasse, pas de vis-à-vis, espace pour projets |
Résidence de Chantal Thomass : entre appartement haussmannien et maison à la campagne
La résidence de la créatrice se lit comme une double adresse : un appartement parisien au caractère haussmannien et une maison de campagne où la création respire. On comprend vite que ce partage de quotidien n’est pas un simple choix logistique, mais une stratégie de vie. D’un côté, la vie citadine permet d’être au cœur des rendez-vous, des lieux de convivialité et des musées; de l’autre, la campagne ouvre un temps de retrait, indispensable pour laisser mûrir les idées.
Dans la capitale, l’appartement a été revisité pour refléter une signature forte : on y trouve des pièces de collection, des objets dessinés par la créatrice et des trouvailles chinées. Le style combine un noir et blanc structurant et des pointes de rose pour la féminité assumée. La présence de deux buffets des années 40, peints et capitonnés, indique une façon de mêler histoire et fantaisie. Exemples concrets : un buffet à miroirs peint or avec guirlandes d’étoiles, ou un coin salon orné de capitonnage rose qui dialogue avec un tapis graphique noir et blanc.
La résidence de campagne, elle, répond à des exigences différentes. Pas de vis‑à‑vis, une terrasse généreuse et une grande cuisine imaginaire: autant d’atouts pour accueillir des amis ou mener des essais de collection. Le bureau, souvent baigné de lumière grâce à de larges fenêtres anciennes, devient un sanctuaire pour les livres et les croquis. On y range des ouvrages de mode dans une bibliothèque vitrée ; la porosité entre travail et intimité est soigneusement pensée.
Ce partage d’adresses influe sur l’aménagement : on favorise des meubles modulables et des rangements performants pour transporter des pièces selon les besoins. La dichotomie Paris / campagne offre une palette d’ambiances à décliner : écru et grège en campagne, couplés à des touches de terracotta et de vert sauge, tandis que l’appartement préfère le noir/blanc ponctué de rose.
En matière de style de vie, cette configuration invite à cultiver deux rythmes : un rythme urbain fait de sorties et d’événements, et un rythme rural propice à l’écriture et au repos. Pour un(le) lecteur(trice) qui envisage un mode de vie similaire, l’astuce consiste à identifier les éléments mobiles (objets, textiles, luminaires) que l’on transpose entre les deux lieux. Insight final : la double résidence devient un véritable moteur créatif, structurant le quotidien et offrant des terrains d’expérimentation pour la décoration et la création.
Intérieur et décoration : le style de vie de la créatrice manifesté dans son habitation
Le style intérieur de Chantal Thomass se lit comme un vocabulaire : textures textiles, références couture, objets signés. La créatrice, à la fois designer et créatrice, transpose sa sensibilité mode au mobilier. Ainsi, on retrouve des matériaux nobles comme le velours et le taffetas dans des rideaux ou des fauteuils, des touches de fer forgé doré (bustes et portemanteaux), et des moulures travaillées sur des bureaux ou des encadrements.
La palette colorée s’organise avec précision. Le rose occupe une place centrale, tempéré par des tons neutres comme le grège ou l’écru. Le bleu pétrole ou le vert sauge apparaissent en accents, selon la pièce. Pour obtenir cette cohérence, on choisit souvent une peinture de marque reconnue : Farrow & Ball pour des fonds riches, Little Greene pour des finitions mates délicates, Flamant pour un rendu sophistiqué, ou Tollens pour des teintes résistantes dans une cuisine fréquentée.
Concrètement, dans le salon relooké par la créatrice, des buffets années 40 servent à la fois de rangement et de décor. Ils sont peints, capitonnés et ornés de détails dorés. Le mobilier agit comme un costume : il raconte une histoire. Les accessoires sont choisis avec la même rigueur — une lampe-livre, un paillasson original, des tapis sélectionnés pour leur motif. À chacun de ces choix s’ajoute une intention : créer un intérieur qui invite à la confidence, où chaque objet a une raison d’être.
Le traitement des textiles est fondamental. On évite le mix excessif de matières qui risque d’écraser l’ensemble. Au contraire, on joue sur trois textures principales par pièce : velours pour l’assise, taffetas ou satin pour les rideaux, et lin ou coton pour les coussins. Exemples d’application : un canapé bleu pétrole recouvert d’un plaid grège, des rideaux en taffetas rose pâle et un tapis neutre écru pour calmer la composition.
Enfin, l’éclairage accompagne le propos. On privilégie des points de lumière chaleureux, des lampes d’appoint pour les coins lecture et une source centrale douce dans la cuisine. L’éclairage travaille comme une mise en scène, révélant le mobilier et les textures. Insight final : l’intérieur est pensé comme un dressing continu — une succession de costumes et d’accessoires qui composent le style de vie de la créatrice.
Le quotidien dans la résidence : organisation, usages et pièces de vie
Le quotidien dans la résidence se construit autour de pièces aux fonctions claires. La cuisine, par exemple, occupe une place centrale dans la vie sociale : c’est une cuisine plutôt fermée mais très spacieuse, avec une cheminée. On y prend des repas et on reçoit. Pour qui souhaite adapter cet agencement, l’idée-clé est de privilégier un espace convivial plutôt qu’un plan ultra-ouvert s’il veut éviter l’effet « plan de travail-parcours ». Un îlot peut rester absent au profit d’une grande table capable d’accueillir des convives.
Le salon a été la pièce préférée à décorer. Il agit comme un théâtre pour les buffets et la vaisselle, qui deviennent des éléments de décoration. Dans le dressing, l’organisation s’articule autour de deux grands placards avec tiroirs pour accessoires, et de penderies généreuses. Astuce pratique souvent citée : faire des placards jusqu’au plafond et garder un escabeau joli pour accéder aux objets rangés en hauteur.
Pour la gestion des vêtements et objets, la méthode se veut simple et visuelle : on garde visibles les pièces portées fréquemment, on range le reste dans un placard de fond de couloir. La transmission familiale devient un temps de vie — la fille et la petite-fille piquent parfois des vêtements dans ces réserves, ce qui montre que la maison vit et se renouvelle.
La créatrice affirme vivre plutôt en silence, mais avec une appétence pour certains artistes : des playlists variées (Rolling Stones, Mika, Ed Sheeran) ponctuent les moments créatifs. Sur la table de nuit, on trouve lunettes et tablette, signe d’un quotidien connecté. Instagram reste un outil important pour partager des images et s’alimenter en inspirations ; la présence en ligne renforce la relation entre résidence, travail et public.
Listes d’objets et d’usages à considérer pour aménager un intérieur inspiré de cette résidence :
- Grande table de cuisine : pour repas et rencontres.
- Buffets anciens : rangement + décor.
- Placards jusqu’au plafond : optimisation du stockage.
- Textiles structurants : velours, taffetas, lin.
- Accessoires signés : lampes originales, tapis, paillassons.
Insight final : penser le quotidien comme une scénographie aide à ménager des espaces de convivialité et des zones de retrait, rendant l’habitation fonctionnelle et inspirante.
Collaborations et créations : quand la créatrice transforme des objets en pièces de résidence
La collaboration avec Maisons du Monde, lancée en 2018, illustre bien la façon dont une créatrice peut étendre son univers au mobilier et aux accessoires. La capsule mélangeait une audace de noir et blanc sur des meubles, des stucs travaillés et des pieds de guéridon à galbe élégant. Cette démarche montre qu’on peut décliner une identité mode au service de la décoration.
Concrètement, certains objets de la capsule se trouvent à la résidence : un bureau aux encadrements moulurés, une lampe « livre », un paillasson au motif travaillé, un tapis qui dialogue avec le capitonnage d’un buffet. Cette transposition permet de mesurer l’impact d’une collaboration sur un intérieur : elle apporte des pièces cohérentes, pensées pour s’intégrer au style de vie de la créatrice.
Collaborer, selon l’approche observée, c’est aussi savoir se projeter dans une marque et marier les codes. Les partenariats ne servent pas seulement à créer des best-sellers ; ils servent à tester des idées, à toucher un public plus large et à enrichir sa propre collection d’objets. Exemple : revisiter le cabas Kusmi Tea pour Octobre Rose, où la créatrice a mis sa patte tout en reversant les bénéfices à une association, montre un engagement social mêlé à la création.
Du point de vue pratique pour un(e) lecteur(trice), il est utile de retenir trois règles pour une collaboration déco réussie :
- Conserver sa griffe : s’assurer que les objets reflètent une identité claire.
- Sélectionner des partenaires techniquement fiables : choisir des marques reconnues pour la qualité (Farrow & Ball, Little Greene, Flamant, Tollens) pour les finitions.
- Privilégier la cohérence d’ensemble : un ou deux éléments-phares suffisent pour signer l’espace.
Insight final : une collaboration bien pensée peut réinjecter de l’énergie dans la résidence et offrir des pièces à la fois pratiques et chargées de sens.
Bénéfices pour son intérieur et recommandations actionnables à retenir
Observer la résidence et le quotidien de Chantal Thomass révèle plusieurs bénéfices concrets pour qui veut s’inspirer de ce modèle. D’abord, la force d’une identité visuelle : travailler une palette (rose + noir/blanc, ou grège + terracotta) permet d’unifier des espaces variés. Ensuite, l’utilisation stratégique de pièces anciennes (buffets, guéridons) apporte de la profondeur et une histoire. Enfin, la double résidence illustre l’équilibre entre travail et ressourcement, applicable à toute organisation domestique.
Pour transformer ces bénéfices en actions, voici une recommandation claire et immédiatement réalisable :
Action recommandée : Choisissez une pièce-clef (par exemple la cuisine ou le salon) et définissez trois éléments : 1) une palette colorée (ex. : écru + rose + bleu pétrole), 2) une texture dominante (velours ou lin) et 3) un meuble ancien ou chiné à rehausser (peinture, capitonnage). Ensuite, implémentez ces changements par étapes : la peinture, puis le mobilier, enfin les accessoires. Utilisez des marques de peinture référentes (Farrow & Ball, Little Greene, Tollens) pour garantir une finition cohérente.
Étape par étape :
- Définir la palette et harmoniser murs et textiles.
- Sélectionner un meuble ancien à restaurer (buffet, commode).
- Introduire 2-3 objets-signature (lampe, tapis, miroir doré).
- Optimiser le rangement avec des placards jusqu’au plafond.
- Finaliser par un éclairage chaleureux et des plantes pour vivifier l’espace.
Insight final : la résidence de Chantal Thomass montre qu’un intérieur réussi combine identité forte, fonctionnalité du quotidien et petits objets choisis avec soin. En agissant de façon progressive et ciblée, on peut transformer son habitation en un espace qui raconte une histoire personnelle et invite à la création.
Où se situe la résidence parisienne de Chantal Thomass ?
La créatrice vit dans un appartement haussmannien situé dans le 8e arrondissement de Paris, qu’elle a entièrement revisité à son image, mêlant pièces de collection et objets dessinés.
Quelle pièce est la préférée de la créatrice dans son habitation ?
La cuisine, vaste et conviviale, est citée comme la pièce où elle aime recevoir et passer du temps, notamment grâce à une cheminée qui crée une atmosphère chaleureuse.
Quelles couleurs et textures privilégier pour s’inspirer de son intérieur ?
On recommande une palette articulée autour du rose, du noir/blanc et de neutres comme le grège ou l’écru, avec des textures comme le velours et le taffetas pour apporter du relief.
La collaboration avec Maisons du Monde a-t-elle influencé sa décoration ?
Oui : la capsule a permis d’introduire des meubles et accessoires dessinés pour être cohérents avec sa signature, notamment des meubles au galbe travaillé et des objets audacieux en noir et blanc.